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AYGUATEBIA -TALAU

     n° 16
Janvier 2002
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bulletin communal

 

Responsable:    

 M MITJAVILLE Lucien,

MAIRE

 

CONCEPTION WEB :
SURJOUS Jean Louis.
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Le BILLET du MAIRE

Ce bulletin sera le dernier avant la saison d'été toute proche. Aussi, compte tenu de certains incidents et dysfonctionnements constatés cet hiver et ce printemps au

niveau du centre de dépôt des ordures (nouveau départ de feu dans la trémie - objets encombrants jetés dans cette même trémie bloquant ainsi le chargement du véhicule - ordures ménagères déversées en vrac dans la trémie -sacs jetés dans la fosse destinée aux « monstres », éventrés ensuite par des chiens errants ou des bêtes sauvages), il est hélas nécessaire de rappeler chacun à un minimum de discipline pour le respect de la vie en collectivité.

Vous trouverez dans ce bulletin un rappel des dispositions qu'il convient de suivre, tout en sachant que nous devons nous préparer a des contraintes plus importantes en matière de tri sélectif. Le respect de l'environnement est l'affaire de tous ...

Enfin, s'agissant du Stationnement des véhicules, je demande à chacun de veiller a ne pas gêner la circulation (y compris celle des piétons) et a ne pas interdire parfois le passage de véhicules de service ou d'engins de travaux publics. Je vous remercie de comprendre que ces recommandations visent simplement a éviter des litiges toujours désagréables a régler.

COMPTE RENDU REUNIONS du CONSEIL MUNICIPAL

Le Conseil Municipal s'est réuni les 9 février, 29 mars et 27 avril 2002.

* Compte Administratif 2001 et Budget 2002 :

Les deux premières réunions ont essentiellement été consacrées au vote du Compte Administratif 2001 (adopté à l'unanimité) et au Budget 2002 (également voté à l'unanimité). Vous trouverez ci-après les principaux documents récapitulatifs. S'agissant du budget 2002, il est à noter que le Conseil Municipal n'a voté aucune augmentation des 4 taxes (foncier bâti, foncier non bâti, taxe d'habitation, taxe professionnelle). Par contre, compte tenu des charges actuelles d'entretien et de réfection des réseaux d'eau potable et des fortes augmentations prévisibles en ce qui concerne les ordures ménagères, les taux ont été portés pour 2002 :

- de 85,81 à 95 euros pour l'eau et assainissement,

- de 28,97 à 35 euros pour les ordures ménagères.

- les locations communales ne t'ont l'objet d'aucune modification.

* TRAVAUX

En complément aux informations données dans le précédent bulletin, après discussion en conseil municipal, il est prévu ;

l'aménagement du Centre de Dépôt des Ordures : il concerne l'accès, le

nettoyage, la stabilisation du mur, la clôture et l'installation d'un panneau d'informations. Ces travaux ont été retenus après concertation avec un représentant conseiller du SYDETOM dans le cadre des dispositions à prendre en prévision de la mise en service du Centre Départemental des Ordures. Sera prévu également l'installation d'un CONTAINER "PAPIERS sur les trois sites de la commune. Ce dossier devrait faire l'objet d'une subvention I- 30 % du Conseil Général, 30 % de i'ADEME, 20 % du SYDETOM et 20 % restant à charge de la commune. Ces travaux ne seront réalisés qu'après réception de l'arrêté de Subventions.

Clôtures Captages : L'hydrogéologue désignée, après remise du rapport en mairie,

après consultation avec la DDASS et la DDAF, et afin de bénéficier d'une subvention, l'étude

de ce projet va avoir lieu pour l'ensemble des captages et la réalisation sera faite dès notification de l'arrêté de subvention du Conseil Général.

La Réhabilitation du Bâtiment Ecole/Mairie a fait l'objet d'une consultation

d'architectes (5). Le cabinet MARTINEZ LOEILLET a été retenu. Les travaux seront réalisés en deux tranches (prévision ; automne 2002 et printemps 2003).

Aménagement de l'Abri de la Cour de l'Ecole Bassin en granit, une murette-bar

en pierres sera posée par l'Agent communal.

INFORMATIONS DIVERSES

• Achat de 5 bancs pour l'Eglise de TALAU

• Achat du terrain SANTANACH à l'angle du Carrer de l'Eglesi et Carrer dal Cantou en vue d'un élargissement de la chaussée.

• Achat d'une petite parcelle SANTANACH Adrien pour aménager l'accès au site décharge ordures.

• Adhésion de la Commune à l'Association de Développement Activités Artistiques (A.D.A.A.) : Annie RABAT est désignée pour y représenter la commune.

• Natura 2000 : le conseil s'est prononcé contre en ce qui nous concerne (secteur de LAS COUMES).

• Parc Naturel et Régional Pyrénées Catalanes : la commune a adhéré à ce projet. Armande FAITG représentera la commune aux réunions de travail.

• Intercommunalité : (Cf informations données dans le précédent bulletin) Après la réunion à RIA, il est apparu qu'aucune majorité ne se dégageait en faveur d'une intercommunalité regroupant les cantons de PRADES et OLETTE. En conséquence et afin d'aboutir si possible avant la fin de l'année 2002, M. ALVAREZ, Président de l'ADECO, a initié la création d'une intercommunalité Haut Confient. La majorité des communes du canton d'OLETTE (dont AYGUATEBIA TALAU) et FONTPEDROUSE ont adhéré à ce projet, intercommunalité à laquelle souhaiteraient également être associées les communes de VERNET les BAINS, CASTEIL et CORNEILLA du CONFLENT. A partir de ce périmètre (qui n'est peut être pas définitif, les communes de VILLEFRANCHE et FUILLA n'ayant pas encore arrêté leur option), des réunions de travail planchent sur les projets à définir dans le cadre des compétences obligatoires (développement économique aménagement de l'espace) et les compétences facultatives à intégrer dans l'intercommunalité.

QUELQUES RAPPELS

ORDURES MENAGERES et DECHETS DIVERS

Les ordures ménagères fermées dans les sacs fournis par la commune, doivent être

obligatoirement déposées dans la trémie. Interdiction de mettre des CENDRES dans

les sacs.

Les gravats de démolition, broussailles et déchets de jardin sont à déverser en contre

bas de l'aire de déchargement.

Les objets dits « monstres » ainsi que les gros emballages carton ou plastique sont à

déposer dans la fosse prévue à cet usage .

Pour les bouteilles et objets ou débris de verre, deux containers sont installés au

dessus de l'aire de jeux (ne pas y déposer les bouteilles en plastique).

COUPES d'AFFOUAGE (Cf bulletin communal n°15)

Les demandes établies en trois exemplaires doivent être déposées à la mairie, avant le

30 septembre 2002.

NOS JOIES. NOS PEINES

NAISSANCES : de FLORA, arrière petite fille de M. et Mme AYMAR, Carrer de l'Iglesi. de GUILHEM, petit fils de M. et Mme AUXACH, Carrer de l'Iglesi.

TOUS NOS MEILLEURS VŒUX POUR CES NOUVEAUX NES.

DECES

 

de Robert MINDA, carrer de l'Iglesi à AYGUATEBIA. A Pierre et Alain et leur famille nous présentons nos très sincères condoléances.

 

 
  

 

SEANCE du 8 Décembre 2001 OBJET : LOCATIONS 2002 GÎTES COMMUNAUX
PRESENTS : M. MITJAVILLE Lucien, M. PAGES Roger, M. PAGES Francis, M. RAAYMAKERS Marin, Mme FAITG Amande, Mme RABAT Annie, M. MORER Roland, Mme GRAND Germaine, Mme ARNOUX Blanche.
SECRETAIRE de SEANCE :
M. PAGES Francis

Après en avoir délibéré, le Conseil Municipal ;

- DECIDE de fixer les tarifs des locations des gîtes communaux comme suit,
par semaine et à compter du 1er janvier 2002 :

                                         -Année (1)               Vacances (2)

 Gîte A : 2 pers.               152,45 (1.000 F) /

- Gîte B : 4 pers.              228,67 (1.500 F) /

- Gîte C : 6 pers.              304,90 (2.000F)           457,35 (3.000 F)
ANNEE (1) : DATES HORS SAISON-VACANCES SCOLAIRES
                (2) : TOUTES ZONES COMPRISES

Ces tarifs sont définis pour l'été :hiver le chauffage est à régler en plus.

Si utilisation de draps, frais nettoyage du pressing en plus.

La location par semaine est du samedi au samedi.

-  AUTORISE M. le Maire à signer  tous documents relatifs à cette affaire.
 .Ainsi fait et délibéré les jour, mois et an que dessus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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Le MOLI dal CHIC

 

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LE SAVIEZ-VOUS ?

 

Les MOULINS
d'AYGUATEBIA
(Molis et Molinas)

Tous ces moulins étaient des moulins hydrauliques. Mais, savez vous que la rivière qui traverse le village n'est pas un cours d'eau naturel, mais qu'il est le résultat d'une déviation forcée d'une partie de l'eau de la rivière de CAUDIES au lieu-dit « ALS CL0S » sur le Commune de RAILLEU ?

LES MOULINS à FARINE

C'est au Moyen Age que se sont développés les moulins hydrauliques, mais cette technique avait été imaginée par les romains. Toutefois, à cette époque, le privilège de construire et d'exploiter directement un moulin était entre les mains des Seigneurs fonciers (roi, ecclésiastiques, parfois des particuliers). En outre, en Roussillon, la propriété des eaux était reconnue aux « Protestates ». Le Seigneur terrien avait le droit de disposer de l'eau de la rivière comme d'une propriété personnelle. C'est ainsi qu'en 1336 (ou 1236), « inféodation » est faite parle Seigneur de RAILLEU Xaber de Barbaira en faveur de Gérard Viader de Villefranche, de l'eau qui descend de Caudiès pour la faire passer du territoire de Railleu sur celui d'Aiguatébia et servir à l'usage d'un moulin. C'est certainement là l'origine du premier moulin à farine qui sera connu des siècles plus tard sous le nom de « MOLI DAL CATRINAIL ». Il apparaît en effet qu'en 1741, il était encore exploité par une communauté et ce n'est qu'à partir du 20 mai 1749 qu'un bail de deux ans (sans doute renouvelé par la suite) est consenti à Antoine SANTANACH, laboureur d'AIGUATEBIA par les consuls Pierre BOTET et Jean SURJOUS. Ce bail comportait de très nombreuses clauses en particulier celles relatives à des paiements en espèces, redevances en nature au seigneur, au prieur, au domaine royal, à l'église. Par une clause dite de banalité, tous les habitants du lieu étaient tenus d'aller moudre au moulin « le blé qu'ils auront besoin pour leur usage ou provision > sous peine d'amendes en nature ou en espèces. Ce moulin était situé dans le bas du village (Cami de las Basses) de l'autre côté de la rivière. II a du fonctionner jusqu'au début de ce siècle. Lors des bouleversements engendrés par la Révolution, on a assisté à la suppression de la banalité et plus tard à celle des droits sur l'eau (gestion assurée par les communes). A partir de là, il y eut profusion de moulins exploités par des roturiers qui en étaient les propriétaires.
C'est au XIX e siècle que furent sans doute construits.

Le MOLI dal FALIOT (Famille CLAVERIE) tout en haut du village (actuelle maison COLL). Le dernier exploitant CLAVERIE Sébastien est décédé en 1889. Seul vestige, une meule de pierre retrouvée dans ce coin.

Le MOLI dal BARGERAT (Famille BOTET qui partit ensuite à OLETTE) ;

Le moulin est plus connu de notre génération sous le nom du successeur

Le MOLI dal PETROU (Famille SIDOU) situé au milieu du village, sur la rivière (actuellement propriété de Georges BRUGULAT). Il a fonctionné jusqu'en 1945. II ne subsiste rien des installations du moulin.

LE MOILI de TRAPPE (Famille SIDOU) sur la rivière du Cabrils. II était utilisé par les paysans d'AIGUATEBIA et de TALAU. II a fonctionné jusqu'au début des années 1960. A cette époque là, la minoterie industrielle d'ERR ayant étendu sa clientèle jusqu'aux Garrotxes, le moulin a dû cesser toute activité, son fonctionnement n'étant plus rentable...

Actuellement, seules les meules de pierre sont encore en place ; en effet, pour ne plus payer la patente l'exploitant était obligé de mettre hors service tous les mécanismes.

Précisons que le MOLI de la FARGUE, également à gauche de
la rivière Cabrils, au pont de Trappe, est situé sur la Commune d'OREILLA.

Cette rubrique ne permet pas de développer plus amplement l'historique des moulins. I) est pourtant intéressant d'ajouter que le prix de la mouture se payait en nature à savoir : 1 picotin par mesure de grain 1 mesure = 17,95 litres. 1 picotin (picoti) = 1/20 de la mesure = .0,89 I. Mais l'exploitant avait la charge de récolter annuellement pour le compte du Service des Impôts, auprès des utilisateurs, une taxe de moulin calculée en fonction du volume traité pour chacun d'eux.

LES MOULINS A SCIE

La Molina dal TANARRE construite sur la rivière des Poujals, au lieu-dit actuellement « Pont de la Mouline > ; 50 mètres en dessous du pont, lorsque la végétation perd les feuilles, on découvre en descendant jusqu'à la rivière, les vestiges de la scierie (qui fut démolie en 1901) : un grand pan de mur de I 'autre côté d'un pont en dalles de granit qui enjambe la rivière. La scierie exploitée par GOZE Paul (AI TANARRE) fut à sa mort la propriété de GOZE Bonaventure (AI RICOU), mais a cessé de fonctionner très rapidement.

Le MOLI SERRADOU, sur la rivière des Poujals, à 800 m du village, au lieu-dit MOLIUSSAPADOU, il aurait existé dans les temps anciens une installation de type scierie mais qui ne pratiquait que le sciage de grosses pièces.

La MOLINA dal MAGNOT (Famille PAGES) située au milieu du village (extrémité du parking de l'ex-maison ROUS) construite vers 1875. Le dernier exploitant PAGES Jean, dit AI Magnot. (il était amputé d'un bras), était le père de Thérèse ROUS. Elle a cessé de fonctionner en 1903.

La MOLINA dal PETROU :Pierre SIDOU dit AL PETROU qui était aussi menuisier a exploité cette scierie, située à droite encontre bas du Moulin du même nom ; jusque vers 1945, les installations sont tombées en désuétude et la parcelle est actuellement plantée de cerisiers.

MOULIN à FOULON (Traitement du chanvre)

Le MOLI dal CHIC dit aussi moulin drapier (Famille SURJOUS) Il était situé en bordure du Cami de las Basses, à droite de la rivière ; II subsiste encore à cet endroit le soubassement d'un angle mur envahi par la végétation. Construit au XIXème siècle, le dernier exploitant fut Félix SURJOUS. I) a été démoli en 1902. Il fonctionnait en liaison avec l'atelier de Tisserand que la famille possédait au village (actuelle maison TROGNO-MARTIN).

Le chanvre (pas l'indien) fournissait une excellente fibre textile.
LeTeillage (enlever l'écorce de la tige), le Rouissage (isoler les fibres par trempage dans l'eau pour solubiliser les matières pectiques), le Broyage (compresser les fibres) étaient les étapes préparatoires pour obtenir le filasse. Le foulage permettait en faisant passer la filasse entre deux cylindres d'obtenir de l'étoffe qui était surtout utilisée pour la confection de couvertures mais essentiellement de capotes (manteaux avec ou sans capuchon). Nos grands-parents utilisaient encore des draps et torchons d'une grossière et grisâtre toile de chanvre dont on nous disait qu'ils étaient fabriqués au village. Comme moi, certains d'entre vous gardent sans doute le souvenir de ces draps rugueux et lourds dans lesquels nous avons parfois dormi. Dommage que le temps, les transformations mais aussi l'obligation pour des raisons de fiscalité (patente) de rendre obsolètes des équipements professionnels, n'aient pas permis de conserver ces moulins dans le patrimoine du village, cela représenterait une telle « richesse » de nos jours.

Ref:Memoires vivante du village
revue conflent N) 146-147
Archives de la commune.
Cf: Mairie

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